Les cellulaires et autres appareils de téléphonie mobile permettant de communiquer verbalement, par courriel ou par messagerie texte, sont de plus en plus répandus au Québec. Leur utilisation au volant est elle aussi en augmentation. Plusieurs études récentes démontrent que l'usage du téléphone cellulaire au volant est une source importante de distractions visuelles et cognitives qui augmentent le risque d'être impliqué dans un accident de la route.
En fait, la majorité des études concluent que l'utilisation du cellulaire au volant nuit à la performance du conducteur, ce qui a pour effet d'augmenter les risques de collision.
Réalisée au Québec, l'étude de Laberge-Nadeau et al. (2001) conclut que l'utilisateur d'un téléphone cellulaire au volant a 38 % plus de risques d'avoir un accident que le non-utilisateur. Cette même étude a mis en évidence que le risque augmente avec la fréquence d'utilisation : les grands utilisateurs ont un risque plus élevé de collision (jusqu'à deux fois plus élevé) que les utilisateurs occasionnels.
En plus d'augmenter le risque d'accident, conduire et téléphoner en même temps accroît les risques d'infractions au Code de la sécurité routière (brûler un feu rouge, ne pas respecter un arrêt obligatoire, ne pas respecter les priorités d'autres usagers de la route, etc.).
La recherche démontre que l'usage du téléphone cellulaire au volant affecte vos habitudes et vos performances de conduite de plusieurs façons :
Le cellulaire affecte donc négativement des tâches impliquant la vision, l'activité mentale et la coordination. Cependant, il affecte davantage les tâches liées à la vision du conducteur ainsi qu'à sa conscience des événements et des objets qui surviennent dans son environnement que les tâches qui sont en rapport avec ses mouvements. Le plus grand danger réside dans la conversation elle-même et non dans la manipulation de l'appareil.
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